Semaine 2 – un défi ou un écrit – Ecrivez à l’enfant que vous étiez

Si tu avais su, tu n’aurais jamais été celle que tu es à l’heure où je t’écris.

Si tu avais su qu’en te faisant amie avec cette petite fille tu allais souffrir, tu ne l’aurais peut-être jamais approchée. Si tu avais su la douleur, la peine, l’absence, la violence, les années de lutte, de cauchemar, d’incompréhension et j’en passe, tu ne l’aurais peut-être jamais approchée. Si tu avais su les disputes en famille, la haine que tu as pu porter, l’envie de tout péter autour de toi, tu ne l’aurais peut-être jamais approchée.Si tu avais su les angoisses, les séances de psy, la recherche de stabilité et la peur de tout ce qui en résulte alors, tu ne l’aurais peut-être jamais approchée. Je te le dis, tout ça en vaut la peine. Tu es devenue quelqu’un de sensible et de bien.

Si tu avais su qu’en montant à ce mur d’escalade, ton corps allait se briser, tu ne l’aurais peut-être jamais monté. Si tu avais su l’absence de soutien de ceux qui auraient du te soutenir, l’absence de bons soins, tout le travail que tu allais devoir faire seule encore une fois, tu ne l’aurais peut-être jamais monté. Si tu avais su la solitude, les heures perdues le plâtre au pied, l’arrêt définitif de ton sport favori, les marches impossibles à grimper et à parcourir, tu ne l’aurais peut-être jamais monté. Je te le dis, tout ça en vaut la peine. Tu auras grâce à ce maudit mur trouvé l’Amour aussi étrange que cela puisse paraître.

Si tu avais su qu’en voulant ce bébé tu devrais affronter les années, la vue de tant de naissances désirées ou non, l’attente, la peine, l’échec, tu aurais peut-être fait d’autres projets. Si tu avais su la fatigue, le désespoir, les disputes, la colère, tu aurais peut-être fait d’autres projets. Si tu avais su les protocoles, les allers-retours à l’hôpital, l’attente, l’inquiétude, les peurs paniques, l’incompréhension autour de toi, tu aurais peut-être fait d’autres projets. Si tu avais su l’épuisement, le baby-blues, les ignobles nanas qui t’entourent, les moments de doutes, de craquages, et cette énorme solitude qui pèse, tu aurais peut-être fait de projet. Je te le dis, tout ça en vaut la peine. Tu auras un magnifique bébé, intelligent, coquin et fantastique, qui t’épuisera quand même 🙂

Si tu avais su la solitude d’aujourd’hui, tu aurais peut-être cherché à nouer des liens plus solides. Tu te serais peut-être trompée. Tu voudrais peut-être combler les douleurs d’aujourd’hui. Mais je sais qu’un autre moi, dans dix ans, m’écrira que cette solitude était toute aussi nécessaire que cette amie disparue, ce mur d’escalade et cette envie de bébé insatiable, que cette solitude en valait peine et le Moi du futur aura su tirer bénéfice de cet état difficile aujourd’hui.

Autres défis à découvrir ici : Le blog d’agoaye semaine 2.

Semaine 2 – un défi ou un écrit – Ecrivez à l’enfant que vous étiez

Semaine 1 – Un défi ou un écrit – Ma p’tite liste pour 2016

Ma p’tite liste pour 2016

(on verra le 01/01/17 si j’ai su la tenir – je ne les tiens jamais mais celle-ci est alléchante)

*

Janvier : 31 jours pour reprendre doucement mon blog, pour me divertir un peu et sortir du « boulot-bébé-dodo »

Février : 1 jour d’anniversaire = 1 journée de folie à prévoir

Mars : 1 deadline de concours d’écriture

Avril : 1 jour pour aller au théâtre

Mai : Plusieurs  » ponts  » pour s’envoler n’importe où

Juin : 1 jour de bien-être pour se remettre de la fin d’année

Juillet : 31 jours pour profiter de mon dernier mois à la salle de sport pour suer

Août : 31 promenades avec bébé (même s’il pleut et toc le mauvais temps !)

Septembre : 1 jour de shopping / resto / détente pour alléger la reprise

Octobre : xxx jours de vacances pour squeezer Halloween en partant tous les 3.

Novembre : 1 minute pour acheter enfin mon nouveau pc !

Décembre : Quelques après-midis pou fabriquer deux cadeaux maisons pour mes deux amours et pas à la dernière minute

*

Un défi ou un écrit – une année de bienveillance avec agoaye – #1

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Semaine 1 – Un défi ou un écrit – Ma p’tite liste pour 2016

Semaine 1 – Circle

C’est la promenade, ce matin, dans le petit bois derrière la maison. Il y a le soleil qui perce enfin après plusieurs jours de brouillard, l’odeur de la terre humide, les feuilles mortes qui tapissent le sol et ce bruit de tronçonneuse qui couvre le chant des oiseaux. Pollution sonore, salutations polies, et découverte pour les yeux. Pause poussette, sortir le réflex, appuyer. Circle.

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Challenge The Daily Post Semaine 1 Circle

Semaine 1 – Circle

Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde

«  Lord Henry le regarda. Pas de doute, il était merveilleusement beau, avec ses lèvres écarlates à la fine courbure, ses yeux bleus et francs, sa chevelure bouclée et dorée.« 

(Coup de gueule en aparté : pourquoi donc quand vous voulez nous le mettre à la tv vous nous collez une espèce de créature fadasse à la peau terne comme un vampire, des cheveux mi longs et brun ou châtain, des yeux creux et pas d’un bleu aussi beau que le mien ?! Hum. Visiblement il y a eu quelques acteurs qui correspondent davantage à l’image que j’ai de Dorian Gray. Citons : Tom Canton – Damien de Dobbeleer – Matthew James Thomas en blond par contre 😀 )

Fantastique, fascinant, suave, étrange, corrompu, gracieux, innocent, bestial, autant de mots qui entourent l’obsessionnel Dorian. Il fascine, oui, il interroge, il dérange et il appelle, on est littéralement contaminé. Il est beau, il est même l’incarnation de la perfection, il donne à la beauté son nom et son visage. Que vous soyez peintre, poète, actrice, dame, que vous soyez homme, femme, que vous l’aimiez ou non, vous ne pouvez détourner votre regard de cet éternel jeune homme. La grâce même, la splendeur, la pureté. Pureté ? Son image est lisse, immuable, elle effraie et elle passionne. C’est le Prince, le Prince Charmant ! Il fera de vous le plus infâme, le plus vil, le plus tourmenté des passionnés. Vous l’aimez, vous le détestez, vous voulez l’avoir, le posséder, vous voulez l’admirer, vous l’approchez, vous vous brûlez, vous vous donnez à lui, vous mourrez ! La vieillesse, la douleur, l’effroi, la malice, la langueur, la passion ne marquent pas seulement ce portrait fabuleux, magique, ensorcelé, non. L’enchante dévore, il ronge tous ceux qui osent toucher à Dorian. Il est braise, il colore les joues, il empourpre les cœurs, il commet la douloureuse erreur de vous faire tomber immédiatement sous le charme, il ra-va-ge. Il est seul. Éternellement seul dans sa jeunesse insensée. Il est élevé, il est enfoncé, il est adulé et déteste, on le voudrait mort aussi, et il tue, il dévaste, il brise et finit par s’anéantir. Son âme est calcinée. Son âme est putride, infâme, elle le détruit de l’intérieur ; et son masque, oui son tendre masque vertueux ! – qui n’en voudrait pas un comme le sien pour pouvoir commettre sans rougir tous ces fantasmes bons et mauvais ? – son masque donc singe la Mort car qu’est-ce donc qu’une vie suspendue dans un Monde qui ne cesse de tourner ? Sa vie n’avait-elle pas déjà pris fin quand il l’a remise à son portrait ?

Bonne lecture ou relecture à tous 🙂 

(en image les quelques acteurs sus-cités)

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Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde

Le Roman de Renart

C’est l’histoire de Renart, Renart rusé, Renart coquin, Renart audacieux ! Ses compères, qu’il s’agisse de Primaut, d’Ysengrin, de Tybert et j’en passe tellement, sont bien souvent malmenés par Renart et paient de leur personne les mille et une facéties qu’ils subissent bien malgré eux. Recueil de… fables ? de petites histoires amusantes à faire découvrir certainement aux plus jeunes qui riront bien de toutes les bêtises de ce vilain petit Coquin de Renart !

Quelle histoire est ma préférée ? Je pense qu’il s’agit de La pêche aux anguilles. Elle fait suite à l’aventure de Renart et les harengs. Ne voulant pas partager le fruit de son aventure, Renart raconte à son compère comment il est parvenu à récupérer autant de bons poissons pour le repas – sans préciser bien évidemment que les marchands de poissons à l’instar du Corbeau de La Fontaine, c’étaient juré un peu tard qu’on ne les y prendraient plus ! De fait, Ysengrin se lance sans trop réfléchir dans la quête d’anguilles, en utilisant la même duperie que Renart et en choisissant malheureusement le même chemin, les mêmes marchands… Que lui arrive-t-il d’après vous ? 😉

Renart

A l’origine, divertissement pour les Clercs, Goupil, Renart, faisait rire aux dépends des « vilains », caricaturait les moeurs de l’époque Moyen-Âge et s’inspirait librement de la culture latine, d’Esope et autres fabulistes ; ses péripéties provoquent dès le XVème siècle un fort engouement en Europe.

Le Roman de Renart

Au bonheur des ogres – Daniel Pennac

Dans ma recherche perpétuelle d’adaptations « du livre à l’écran » j’ai découvert le livre Au bonheur des Ogres de Daniel Pennac. Il constitue avec plusieurs autres romans une série au cours de laquelle on suit la vie des Malaussène, en particulier le grand frère, Benjamin. J’avais lu il y a plus d’une bonne dizaine d’année La Fée Carabine ; et je me demande encore pourquoi et comment les profs de français réussissent toujours à nous empêcher de lire des oeuvres en nous forçant quand même à les lire. Bref.

J’ai a-do-ré le roman. Vraiment. L’histoire m’a happée dès les premières pages. Il y a cette folle envie de percer le mystère avant qu’on nous donne la réponse à toutes ces explosions, il y a le plaisir de partager le regard de Benjamin devant cette Tante Julia ô combien étrange, il y a cette fascination pour la vie complètement tordue de cette ribambelle de demi-frères et demi-soeurs où les figures paternelles sont lourdement portées à bout de bras pas cette incarnation du concept de Bouc Emissaire qu’est Benjamin. Il y a la vie dans le quartier. Il y a la vie de tous les jours.

Et il y a ce poids infecte, qui pue vraiment, du passé. Et c’est là dessus que le film est vraiment un massacre.

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Avant de donner ma vision, je me lance quand même dans la lecture d’une interview de Nicolas Bary, le réalisateur… C’est ici .

Bon, je ne lui aurai pas attribué toute ma confiance, moi. Non franchement, ni validé ce projet. Bien sûr l’univers est riche, et cette oeuvre particulièrement compliquée. Mais je pense que sa relecture, sa réécriture a parfaitement dénaturé l’histoire. Impossible d’en réaliser la suite par l’absence la plus totale de Clara. Clara est l’une des demi-soeur de Benjamin. Il l’a mise au monde lui-même, il l’admire, elle le fascine, il éprouve des sentiments aussi fort que la passion amoureuse, et son talent de photographe est finalement relégué à Tante Julia. Pffffuit adieu Clara-concept = adieu la suite des oeuvres de la série Malaussène. Bon courage si vous voulez adapter le reste.

De même que l’un des personnages fon-da-men-taux (je suis pénible avec mes tirets :D) qui surveille les p’tits vieux au rayon bricolage : ADIOS AMIGOS ; où qu’il est passé ? Et puis d’abord c’est qui ces gens qui explosent ? On m’aurait dit pour chacun « dommage colatéral » j’aurai eu la même indifférence devant le film.

Au bonheur des ogres, c’est une histoire complexe, sordide, violente, déchirante, elle nous remet face aux horreurs de la Seconde Guerre Mondiale, elle nous dérange par les viols pédophiles, elle nous tourmente par ce trip autour des astres et les croyances d’une sphère intellectuelle a priori élevée côté nazis, elle nous indispose devant le cliché agrandi de Clara.

Au bonheur des ogres, le film, c’est gentillet et bien pensant. Bouh fallait faire du bling bling et du simple pour les demeurés qui allaient regarder ? C’était ça l’enjeu ?

Au bonheur des ogres – Daniel Pennac

L’Anna Karénine de Bernard Rose

Parfois, les adaptations nous permettent d’adopter un autre point de vue, de se dire « Ah oui j’aurais pu lire le livre ainsi ». Elles nous amènent vers des pistes inexplorées – je pense par exemple au Lolita de Kubrick. La version qu’a choisie de faire Bernard Rose est pour moi une boucherie. Les personnages sont tranchés à la hache, disparaissent, sont transformés et dénués du caractère qu’avait voulu faire saisir Tolstoï. Une mauvaise lecture, une volonté de faire un bling bling rapide ? J’attends de voir deux autres versions mais je pense sincèrement que celle-ci est mauvaise et détériore complètement l’histoire.

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Les 15 premières minutes sont comme les premiers chapitres d’un livre. On accroche, on est séduit ou on reste bouche bée devant. J’ai été terriblement déçue de l’entrée en matière qui n’annonçait qu’un film de « surface », sans aucune profondeur sur les personnages ni sur la vie en Russie à cette époque qui constitue pourtant de très longs passages dans l’oeuvre et influence les relations. Dolly est complètement inconsistante ! Dès ces 15 premières minutes, sa colère, sa fureur, sa féminité, tout se passe comme si elle n’était qu’un simple personnage secondaire que l’on ne place ici que pour excuser la présence d’Anna Karénine dans le train. Au cours du film, toute la vie de Dolly est effacée. Que ce soit par les infidélités douloureuses d’Oblonski, par sa présence auprès de sa soeur Kitty, que ce soit sont passage si révélateur chez Anna et Vronski !

Anna et Vronski ? Quid de leur vie en société ? Elle est inexistante ! Comme je viens de le souligner, les jours plus ou moins heureux que vivent Anna et Vronski à la campagne, le projet d’hôpital de Vronski, la vie qu’Anna essaie d’y mener, tout est absent ! On n’en parle pas. Ca n’a jamais existé. De même, les apparitions d’Anna en public ont disparu. La malveillance des autres femmes, sa difficulté à garder la tête quand elle se rend à l’Opéra le soir où Vronski – de retour à Moscou – s’y rend. Non, plus rien de tout cela ! Tout la force qui résidait à montrer cette femme déchue dans la société a été transformée en femme enfermée chez elle par la honte. Ce n’est pas vrai ! Anna Karénine n’est pas cette femme qui finit par vriller une durite comme un Sims qui manquerait d’interactions sociales à rester chez lui enfermer ! Et c’est quoi ce p**** de délire autour d’Annie ?

La fille d’Anna et Vronski ne fait pas que gêner Karénine, non, elle n’a pas plu à Bernard Rose. C’est un peu comme si vous mettiez en scène Emma Bovary sans sa fille bon sang ! C’était tellement plus romantique que de coller Vronski aux jupons d’une Anna désoeuvrée après une fausse couche que de lui faire porter le fardeau d’une enfant, reconnu par un autre homme, source de disputes entre les parents amants ? Mais pourquoi, bon sang, pourquoi avoir inventé la mort d’Annie ? Pourquoi Vronski joue à la roulette russe et se rate ? Non non non ! Annie vit et Vronski se prend bel et bien une balle.

Parlons-en des disputes. Tout se passe très vite et c’est un peu comme si on mettait ça sur le compte des prises d’opium d’Anna pour calmer sa douleur. Non mais franchement, l’Opium ça ne rend pas dingue ni nerveux sauf si on l’arrête quoi. On comprend pour des raisons qui ne sont pas celle de l’auteur pourquoi le couple se désintègre. Mais sans avoir parcouru l’Italie avec eux (et notre peintre qui fait le si beau portrait d’Anna, on ne le verra jamais pas plus que Lévine !) sans avoir tenté de vivre tranquillement à la campagne non plus.

Je vous parlais de Lévine. Mais POURQUOI ? Pourquoi l’a-t-on ainsi réduit à Rien ? Dès le début, dès les fameuses 15 premières minutes, on n’a d’yeux que pour Anna et Vronski. Qui peut oublier l’amitié de Kitty pour Anna, ses joues rougies par Vronski, la colère de Lévine éconduit ? Lévine n’est pas grand chose. On dirait un oisif qui se réveille un jour en colère pour aller dans les champs. Non mais vous êtes sérieux là ? Vous avez sauté combien de chapitres à son sujet en fait ? Lévine incarne tout un pan politique de l’époque et son frère qui incarne l’un des autres disparaît ! Hop ! Le voilà entiché seulement d’un frère malade.

Ce frère qui porte la maladie, la douleur, la déchéance, la mort et la religion, on le croise deux fois. Ah mais oui, parce qu’en plus de sauter les passages entre Anna et Vronski (le budget devait être serré ?) on a carrément coupé tout le rétablissement et la convalescence de Kitty ! Kitty ne le rencontre pas, elle ne porte pas non plus à l’approche de la mort son mari et son beau-frère à bout de bras, elle ne se démène pas comme une folle, on la trouve futile, fragile, inutile, elle n’est pas actrice dans le film alors que dans le livre elle déplace les montagnes par amour et piété ! Et que penser des retrouvailles avec Lévine ? Etait-ce si improbable que deux âmes soeurs puissent lire des initiales à la craies et se comprennent d’un seul coup ? Pourquoi fait-on dire à Lévine qu’il ne sait pas ce qu’elle a écrit ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement mis une petite voix off qui lise au spectateur pour garder la pureté de ce moment ? Et ce mariage si solennel ! Où sont passées les paroles complices entre Kitty et Lévine ?

Et puis cette fin prévue. J’ai manqué des pages ou jamais Anna n’a-t-elle fait le rêve du train ? On a l’impression que de désespoir elle se rend à la gare pour se suicider. C’est atrocement faux et toute cette réécriture tâche le personnage. On dirait une femme isolée qui perd la boule et qui projette de se suicider. Le personnage a beau être celui que j’ai le moins aimé en lisant, c’est celui qui a la plus grande force, le mental le plus difficile à cerner, cette complexité d’une femme partagée par ses amours, sa vie mondaine, ses désirs et ses douleurs. Elle est tourmentée, mais elle n’est pas à bout de force et ne sombre pas dans des délires. Comment peut-on tromper autant sur son personnage ?

L’Anna Karénine de Bernard Rose