Dracula, B Stoker

Pour le challenge de Profplatypus

Ter-mi-né !

Je l’ai terminé. Malgré Mini-Lecteur qui me grimpait dessus avec ses livres à lui sans vampires (mais plein de loups hyper féroces Aouuuuh). Et je suis contente de la fin si bien que je suis terriblement déçue qu’il y ait une suite. Par conséquent, sache lecteur que je ne la lirai pas. Il est des livres que je rêverai de voir se continuer des siècles et des siècles, changer de décennie, voir les personnages vieillir et mourir (oui bon ok les vampires ne vieillissent pas). Mais Dracula ! Non non non. La fin est pour moi très bien ainsi.

Je n’ai vu aucune adaptation de l’œuvre auparavant, je ne connais donc le mythe que par ce qui en est dit un peu partout dans les autres œuvres. J’ai apprécié de me plonger dans cette œuvre dont la structure est vive. L’alternance des points de vue est un procédé que j’apprécie particulièrement. L’alternance aussi des supports m’a vraiment séduite : les journaux tenus, les enregistrements, les lettres, les coupures de presse. Le fait qu’il y ait aussi bien des femmes que des hommes comme héros principaux d’une quête intense et que chacun ait son talent et son histoire sont pour moi deux autres atouts de l’œuvre. Passé le côté « je décortique la forme pour dire ce que j’en pense » je dirai que l’histoire en elle-même a été sans doute fort originale. Bien sûr, Buffy, TVD, Penny Dreadful and co  et d’autres ont démystifié le roman ; cependant je me suis plongée dans le livre en oubliant ce que je pensais savoir de Dracula et j’ai apprécié de découvrir en même temps que les personnages l’histoire de ce non-être de légende.

Une très belle découverte donc, que je préfère garder intacte sans lire Dracula l’Immortel, suite posthume à partir des notes de l’auteur qui contrairement à Ce qui ne me tue pas dans la série de Millénium n’est pas contestée par la famille de l’auteur. (Je ne lirai jamais non plus la suite de Millénium en fait ^^)

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Le Château de Bran en Transylvanie

(je me vois bien dans la chambre de notre héros, pas vous ?)

Dracula, B Stoker

Le Magicien d’Oz – F.L Baum

Pour le challenge du Profplatypus

Alors ça y est, on se remet à la lecture et on commence par une œuvre qui m’effraie. Le Magicien d’Oz. L’histoire, je la connais déjà. Il y a cette Dorothée, une fillette, qui atterrit dans une contrée merveilleuse. Elle croise un épouvantail, un lion et un homme en fer blanc. Elle va se retrouver dans une cité toute verte et va croiser des magiciennes, des sorcières, des gens bizarres. Pourquoi Disney n’en a pas fait un Disney ? O_O

Bon, cela ne doit pas être comme dans mes souvenirs, il doit y avoir autre chose. Creusons. Commençons par le premier chapitre. Horreur. Ce que je craignais… non je ne vous l’ai pas dit ? eh bien… Ce que je craignais est arrivé ! Hein ? Comment ? Vous voulez vraiment que je vous dise ce que je redoutais ? Hum… je vais être huée.

Je hais Alice.

Qui dit qu’il ne voit pas le rapport ? Soit. J’explique. Je hais Alice, celle qui vit ses aventures dans le Wonderland. Je ne supporte pas cette héroïne. Elle m’agace. Dès que j’ouvre le livre, j’ai le poil qui se dresse. Ce n’est pas mon avis d’adulte, non, elle m’énervait déjà quand j’étais petite. On n’aurait pas pu être copines toutes les deux ^_^

Et voilà que Dorothée, au beau milieu d’une tempête, va chercher son chien, s’envole dans sa maison et, au lieu de trouver ça dingue ! de sauter partout ! de se pencher à la fenêtre ! – elle se couche dans son lit et s’endort. Il doit y avoir un sens caché, forcément, ou alors je risque foooooort de me retrouver toute ébouriffée comme avec sa copine Alice.

Au-delà du livre pour enfant et de la belle morale que l’on peut tirer de cette aventure, il y a (peut-être) une réflexion sur la crise Américaine de la fin du XIXème siècle. Mais rien n’est sûr. Je me suis penchée sur les critiques et les pistes de travail à ce sujet et j’ai trouvé les rapprochements fort intéressants. Comment sortir d’une crise ? Empruntons le chemin doré pour chercher de l’aide auprès de ce qui n’est qu’un vulgaire charlatan. Et si l’emploi de l’argent aux côtés de l’or pouvait sauver en partie de pays ? etc. etc. etc. (Oui parce qu’enfin cher lecteur qui n’a pas lu le Magicien d’Oz et qui n’a pas le courage de regarder le long métrage, les souliers de Dorothée sont argentés, pas rouges). Je ne suis pas très forte en économie, cela aura été pour moi l’occasion de m’intéresser à ce domaine ! Cela dit, peut-être que comme l’auteur le clame, ce livre n’est après tout qu’un « livre pour enfant » ?

L’épouvantail qui se trouve sans cervelle a d’ingénieuses idées mais il court quand même après un pouvoir magique pour le doter de ce qu’il croit manquer. Le lion peureux n’hésite pas à s’attaquer aux bêtes féroces pour protéger ses amis mais il court quand même après un pouvoir magique pour le doter de ce qu’il croit manquer. L’homme en fer blanc sans cœur fait preuve de sagesse, bienveillance et d’amitié mais il court quand même après un pouvoir magique pour le doter de ce qu’il croit manquer. Et Dorothée, chaussée dès les premiers chapitres de ce qui peut la ramener chez elle, court elle aussi après un pouvoir magique illusoire. Et si en fin de compte il s’agissait d’une douce poésie qui murmure à chaque lecteur que ce qu’il recherche, en fin de compte, n’est pas un objet ou une fin en soi mais de vivre une superbe aventure pour s’accomplir enfin ?

Le Magicien d’Oz
© Barbara Pálffy / Volksoper Wien
Le Magicien d’Oz – F.L Baum

Bonne résolution ! Un Challenge à tenir.

Ok. Je suis incapable de mettre à jour correctement mes lectures sur mon blog. C’en est trop ! WordPress est désormais installé de partout et je vais m’hyperconnecter pour écrire parce qu’après je suis pleine de regret.

Un challenge pas trop difficile à tenir côté écriture (enfin j’espère y arriver vu que l’an passé en février j’ai oublié que j’avais un blog jusqu’à… Noël O_O)

Un mois, un classique du Pr. Platypus

Mes objectifs de lecture (ou relecture dix ans plus tard O_O déjà dix ans T_T) :

  1. Janvier : Le Magicien d’Oz en V.F., Baum
  2. Février : Dracula en V.F., Stoker
  3. Mars : Andromaque, Racine
  4. Avril : Combray, Proust
  5. Mai : Le Horla etc, Maupassant
  6. Juin : Une saison en enfer, Rimbaud
  7. Juillet : L’adolescence clémentine V.O., Clément Marot
  8. Août : Voyage au bout de la nuit, Céline
  9. Septembre : Le Rouge et le noir, Stendhal
  10. Octobre : Pierre l’Ebouriffé en V.F., Hoffmann H
  11. Novembre : Zazie dans le métro, Queneau
  12. Décembre : Gatsby en V.O., Fitzgerald
Bonne résolution ! Un Challenge à tenir.